Actualité en bref
Politique
Une commission d’enquête réclamée à cor et à cri
Les dizaines de milliards de dollars mis à la disposition du ministère des Transports et des municipalités pour la réalisation de projets d’infrastructures ont permis au Québec de traverser les soubresauts de la crise économique mondiale sans trop de douleurs. Mais ces sommes astronomiques ont aiguisé l’appétit des profiteurs. Depuis quelques années, les médias rapportent des malversations dans l’attribution de contrats. On parle d’irrégularités dans les appels d’offre, de gonflement de soumissions, de collusion entre soumissionnaires et de conflits d’intérêts. On estime à des centaines de millions $ les sommes ainsi détournées des fonds publics. Les municipalités, les partis d’opposition, les éditorialistes et une grande majorité de la population réclament à cor et à cri la création d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction pour faire la lumière sur les allégations de corruption. Le premier ministre Jean Charest s’en remet à une enquête policière et refuse obstinément de mettre sur pied cette commission d’enquête. Son refus provoque du mécontentement dans l’opinion publique, qui lui retire progressivement son appui. Fin novembre, le vérificateur général a publié un rapport critique sur le ministère des Transports. Il a constaté une perte de contrôle administratif, l’absence d’études de mesures comparatives sur les coûts de construction et un relâchement dans les pratiques usuelles d’attribution de contrats. Les conclusions de ce rapport donnent de l’eau au moulin à la tenue d’une commission d’enquête.
Le PQ en tête dans les sondages
Un sondage réalisé fin novembre par Léger Marketing-Le Devoir place le Parti québécois (PQ) en tête dans les intentions de vote pour la première fois depuis deux ans. Le PQ récolte 41 % des intentions de vote contre 37 % au Parti libéral du Québec (PLQ), 8 % à l’Action démocratique du Québec et 7 % chacun à Québec solidaire et au Parti vert. Les francophones, qui décident du sort de la grande majorité des circonscriptions québécoises, donnent leur appui au PQ à hauteur de 47 % tandis que le PLQ n’obtient que 29 %. Cette baisse signification d’appuis au PLQ depuis trois mois serait liée au refus du gouvernement Charest de déclencher une enquête publique dans l’industrie de la construction. Selon les analystes, si des élections avaient été déclenchées le PQ aurait été porté au pouvoir. Jean Charest est toujours désigné comme le meilleur premier ministre avec 29 % des intentions de vote, contre 26 % à la chef péquiste Pauline Marois.
Le Québec et Copenhague
Quelques jours avant le Sommet de Copenhague, le gouvernement du Québec a pris la décision de fixer à 20 % d’ici 2020 la réduction des gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990. Le Québec fait figure d’avant-gardiste en Amérique du Nord, notamment par rapport au Canada qui a opté pour une mince réduction de 3 %. Pour atteindre son objectif, le Québec entend intensifier le développement du transport collectif, contrer l’étalement urbain, accentuer sa politique d’économies d’énergie et encourager le remplacement des systèmes de chauffage au mazout.
Élections à Montréal
Le maire sortant Gérald Tremblay a été reporté à la tête de la métropole avec une mince majorité. Il a obtenu 37 % des suffrages, contre 33 % à Louise Harel et 26 % à Richard Bergeron. Le taux de participation a atteint à peine 39 %. Deux facteurs ont contribué à la réélection du maire sortant. Les anglophones et les allophones ont voté majoritairement en sa faveur tandis que le vote francophone a été divisé entre les trois candidats. Le militantisme souverainiste de Louise Harel a nui à sa candidature auprès des anglophones. D’autre part, les anciennes villes fusionnées de Montréal n’ont pas encore digéré la fusion imposée par Louise Harel alors qu’elle était ministre des Affaires municipales.
Refonte de la Loi sur les mines
Le gouvernement du Québec a modifié la Loi sur les mines en resserrant les règles imposées aux entreprises du secteur minier. Celles-ci seront dorénavant tenues de défrayer l’ensemble des coûts de restauration des sites miniers à la fin de leur exploitation. Cette disposition s’appliquera aussi bien aux routes et aux bâtiments qu’aux dépôts de résidus miniers. D’ici le printemps, d’autres amendements seront apportés. Cette fois, ils toucheront les droits miniers. Dans un rapport sur l’industrie minière déposé en avril dernier, le vérificateur général a noté que, de 2002 à 2008, 14 compagnies minières avaient extrait annuellement du sous-sol québécois pour plus de quatre milliards $ de production brute sans avoir versé aucun droit minier. La fin de la récréation approche.
Chantiers de réflexion sur la souveraineté
L’année 2010 marquera le 30e anniversaire du premier référendum sur l’indépendance du Québec, le 20e anniversaire de l’échec de l’Accord du lac Meech sur le renouvellement du fédéralisme canadien et le 15e anniversaire du second référendum sur la souveraineté. Gilles Duceppe, le chef du Bloc québécois, compte profiter de cette convergence historique pour lancer des chantiers de réflexion sur l’option souverainiste.
En bref
À la clôture de la session parlementaire, le 4 décembre dernier, le premier ministre a annoncé son intention de présider, à la fin de janvier 2010, un forum sur l’avenir des finances publiques. Son gouvernement jongle avec des augmentations de la taxe de vente et des hausses de tarifs, notamment celui de l’électricité.
La ronde de négociations avec les syndicats du secteur public et parapublic est amorcée. Elle se déroule dans un contexte de précarité des finances publiques et de pénurie de main-d’œuvre.
Après des mois de tergiversations, Ottawa a finalement accepté d’intégrer les normes biologiques québécoises dans son propre système d’encadrement. À l’avenir, l’industrie agricole québécoise n’aura plus à obtenir deux certifications pour exporter ses produits.
Le gouvernement du Québec vient de dévoiler sa nouvelle politique de recyclage. Cette politique, qui est accompagnée d’un plan d’action sur cinq ans, vise à réduire la quantité de déchets produits plutôt que de s’attaquer au problème de la récupération. On veut ramener à 700 kg par habitant, au lieu des 810, la quantité de déchets générés chaque année.
Économie
Hydro-Québec tente d’établir un carrefour énergétique
Fin octobre, le Québec et le Nouveau-Brunswick ont signé un protocole d’entente prévoyant le rachat d’Énergie NB par Hydro-Québec (www.hydroquebec.com) au coût de 4,75 milliards $. La transaction, qui devrait être finalisée à la fin de mars 2010, serait avantageuse pour les deux partenaires. Hydro-Québec gagnerait un accès accru au marché étasunien tandis que les Néo-Brunswickois obtiendraient une énergie propre à meilleur coût. Mais cette transaction soulève une opposition grandissante au Nouveau-Brunswick ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador. Cette dernière y voit une manœuvre pour l’empêcher d’accéder au marché des États-Unis. Tout juste deux semaines après la signature du protocole avec le Nouveau-Brunswick, le premier ministre Charest annonçait le début de pourparlers avec l’Île-du-Prince-Édouard en vue d’un partenariat sur l’énergie. Cette démarche est perçue comme un autre jalon pour établir un carrefour énergétique vers les États-Unis.
La Caisse de dépôt : une contre-performance
L’année 2008 a été désastreuse pour la Caisse de dépôt et placement du Québec (www.lacaisse.com) avec une perte d’actif de 40 milliards $. L’année 2009 s’annonce médiocre avec un rendement de 6 %, contre 10 à 12 % chez les caisses de retraite canadiennes comparables. Pourtant, depuis le début de l’année, les obligations ont connu une hausse de 6 % et les actions canadiennes ont bondi de 27 %. Comment expliquer cette contre-performance? Ayant beaucoup emprunté, la Caisse a été forcée de vendre trop tôt pour rembourser ses dettes. Elle n’a donc pu profiter de la reprise du marché boursier. Au même moment, elle a été frappée de plein fouet par une dévaluation importante de ses investissements immobiliers. En outre, en prenant ses fonctions en mars dernier, le nouveau président Michael Sabia a opté pour une nouvelle approche de gestion du risque, ce qui a incité les gestionnaires à jouer de prudence dans leurs placements. Enfin, la nouvelle direction a procédé à un grand ménage. Il y a maintenant plus d’employés pour gérer les risques, mais moins pour surveiller le rendement actif. On a longtemps reproché à la Caisse de privilégier les investissements à l’étranger plutôt qu’au Québec, et ce, au nom du rendement. Ce ne sera plus le cas à l’avenir. Lors d’un colloque d’entrepreneurs tenu en novembre, le nouveau président s’est engagé à appuyer davantage le développement économique du Québec, mais sans négliger pour autant le rendement des investissements. La Caisse n’aura donc plus à trancher entre ces deux objectifs puisqu’ils seront désormais menés de front. Elle compte tirer profit de son expertise et de son réseau mondial pour stimuler l’avantage concurrentiel du Québec en soutenant les entreprises québécoises qui ont un bon potentiel de croissance sur le marché international. Les détails de la nouvelle stratégie seront dévoilés au cours des prochains mois.
Le Québec sort de la récession
Les données publiées fin décembre par l’Institut de la statistique confirment que la reprise économique est bien engagée au Québec. Cela serait attribuable à la croissance robuste de la demande intérieure. Les dépenses de consommation ont connu une croissance de 3,6 % au cours du 3e trimestre de 2009. De même, les investissements des entreprises ont redémarré. En revanche, le commerce extérieur continue d’afficher une piètre performance, à cause surtout de la faiblesse des exportations de produits aérospatiaux.
Les investissements miniers
Selon l’Institut de la statistique, le Québec a bénéficié d’investissements miniers records de deux milliards $ au cours de 2008, dont 526 millions dans des travaux d’exploration et de mise en valeur. L’or a accaparé plus de la moitié des investissements d’exploration, suivi de l’uranium avec 17 % du total. L’année 2009 s’annonçait moins bonne, mais l’intérêt grandissant pour les minéraux industriels tels que le lithium et les « terres rares » a provoqué une embellie dans les tout derniers mois de l’année.
Les déficits s’accumulent
L’heure des comptes approche. Le déficit anticipé pour 2009-2010 a été sous-évalué et atteindra 4,7 milliards $. Pour atteindre la cible du retour à l’équilibre pour 2013, Québec devra trouver 5 milliards $ de nouvelles recettes ou de coupes dans les dépenses. C’est énorme. La dette accumulée du Québec atteint 98 milliards $ et augmentera de 13 milliards $ d’ici 2013-2014. Comment s’en sortir? Cette question sera au cœur des débats du forum sur les finances publiques que le gouvernement Charest projette de tenir au début de 2010.
Investissements dans le port de Sept-Îles
Des travaux au coût de 100 millions $ sont en cours de réalisation dans le port de Sept-Îles. Les nouvelles installations serviront à expédier annuellement, pendant 40 ans, huit millions de tonnes de minerai de fer à destination de la Chine. Le chantier de la mine, situé à proximité de Fermont, emploie déjà 500 travailleurs. Ce projet est une réalisation conjointe de Consolidated Thompson et du géant minier chinois Wuhan.
Le Grand Prix de Montréal de retour
C’est maintenant officiel. Le Grand Prix de Formule 1 (www.grandprixmontreal.com) est assuré de se tenir à Montréal au cours des cinq prochaines années. Québec, Ottawa et Montréal sont finalement parvenus à une entente avec le grand patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone. Montréal retrouve sa grosse course de bolides après une éclipse d’un an. Les retombées de cet événement sont loin d’être négligeables. En 2008, le Grand Prix a attiré 319 000 spectateurs pendant le long weekend, tandis que 300 millions de téléspectateurs ont pu suivre la course à travers le monde. Les retombées économiques ont été évaluées à 89 millions $. Cela sans compter la visibilité obtenue par la ville de Montréal. En revenant à Montréal, la Formule 1 maintient une présence en Amérique du Nord, une région qui a résisté jusqu’à présent à ses projets d’expansion.
L’agriculture est en crise
L’agriculture québécoise est en crise et cela peut entraîner des conséquences désastreuses. Telle est la conclusion qui se dégage des études réalisées par la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire (www.caaaq.gouv.qc.ca) et par l’expert Michel R. Saint-Pierre (www.mapaq.gouv.qc.ca). La production et la transformation alimentaires représentent 2,6 % du PIB québécois, soit plus de 7 milliards $. Les deux secteurs combinés génèrent environ 174 000 emplois directs, indirects ou induits à l’échelle du Québec. Ils jouent donc un rôle important en termes de production de la richesse, de création d’emplois et de revenus fiscaux. Les producteurs agricoles québécois doivent surmonter des problèmes d’ordre structurel. Plutôt que d’augmenter les budgets des programmes existants, comme le réclament les syndicats agricoles, les deux études préconisent des programmes de soutien destinés à réorienter et à relancer l’agriculture québécoise.
Les publicitaires québécois en campagne
Réunis à Chicago, les publicitaires québécois ont réussi à séduire plusieurs grandes marques mondiales de commerce avec un nouveau concept. Ils leur proposent de tester au Québec leur campagne de publicité avant de la mettre en œuvre à l’échelle planétaire. Ce laboratoire-test, dénommé UYUL-Lab, en référence au code international de l’aéroport de Montréal, a déjà démontré son efficacité avec L'Oréal Paris et MasterCard. Après plusieurs rencontres et de nouveaux contrats en main, les publicitaires québécois ont l’intention de s’attaquer maintenant à New York, à Boston, à Philadelphie et à Atlanta. L’industrie québécoise de la publicité emploie environ 60 000 personnes et génère un chiffre d’affaires de 5 milliards $. Pour plus de détails, consulter www.aapq.ca.
Le succès du jeu vidéo québécois
En novembre dernier, lors du 6e Sommet international du jeu de Montréal, l’industrie québécoise du jeu vidéo a tenu à rendre hommage à Bernard Landry, l’homme politique visionnaire qui est à l’origine d’un vaste programme de crédits d’impôt pour favoriser le développement de cette industrie. Grâce en grande partie à ce programme, le Québec est devenu l’un des meneurs mondiaux dans ce domaine. Dans son numéro de mars 2008, le magazine japonais Famitsu qualifiait le Québec de « paradis pour le développement des jeux vidéo ».
La production d’aluminium
Le Québec est le 3e producteur mondial d’aluminium. S’il veut demeurer dans le peloton de tête, il lui faudra doubler sa capacité de production au cours des 15 prochaines années. Les grands producteurs posent deux conditions avant d’accroître leurs investissements au Québec : avoir accès à une énergie à coût concurrentiel et faire reconnaître leurs efforts passés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Vient de paraître
Le Québec économique
L’ouvrage trace un portrait concret de l’économie québécoise en établissant des comparaisons avec l’Ontario, les États-Unis et les pays de l’OCDE. On y aborde le marché du travail, le revenu des familles, les finances publiques et la vigueur de l’activité économique. Le Québec économique, 2009, Presses de l’Université Laval, 341 pages.
En bref
Le groupe français Bolloré injectera 120 millions $ dans la construction d’une usine de batteries destinées aux voitures électriques. Installée à Boucherville, sur la Rive-Sud de Montréal, cette usine emploiera 200 personnes.
Bombardier a dû procéder à la mise à pied de 715 employés dans ses usines de Montréal à cause de la baisse de cadence de fabrication de ses jets régionaux CRJ. La compagnie est sûre de reprendre le rythme de fabrication dès la reprise économique.
Le feu vert vient d’être donné à la construction d’un parc éolien de 138,6 mégawatts dans le secteur des Plateaux de Matapédia, en Gaspésie. Les travaux seront réalisés d’ici la fin 2011 et nécessiteront un investissement de 330 millions $.
Quand vient le temps de soutenir les idées risquées, mais prometteuses, de ses entrepreneurs le Québec s’en sort très bien. Au cours des neuf premiers mois de 2009, les investissements en capital-risque ont augmenté de 2 % au Québec, alors qu’ils ont baissé de 44 % aux États-Unis et de 87 % en Ontario.
Cossette, la plus importante agence de publicité québécoise, passe aux mains d’intérêts étasuniens. Le Groupe Cosmos, constitué d’anciens dirigeants de la firme, a finalement renoncé à s’en porter acquéreur, après une longue saga.
Écotech Québec (www.ecotechquebec.com), la nouvelle Grappe de technologies propres, se donne comme objectif de positionner le Québec comme pôle d’excellence dans ce secteur en Amérique du Nord. L’industrie québécoise des technologies propres compte environ un millier d’entreprises.
SNC-Lavalin, l’une des plus importantes firmes de génie-conseil dans le monde, a obtenu un contrat de 630 millions $ US pour la fourniture de services d’ingénierie, d’approvisionnement et de gestion de construction d’un concentrateur de minerai de fer en Mauritanie.
Société
L’environnement chez les Québécois
La vague verte gagne du terrain au Québec comme le confirment deux récents sondages réalisés par CROP et la Fondation David Suzuki. Le souci de l’environnement devient une vertu au Québec, et les Québécois sont de plus en plus sensibilisés aux risques encourus si on ne s’en préoccupe pas. Les trois quarts d’entre eux estiment que la crise économique mondiale est le résultat d’une consommation effrénée et d’un gaspillage abusif. Les Québécois sont 55 % à se définir comme « environnementalistes ». Ils sont 56 % à considérer que les politiques de développement durable auraient un impact positif sur le coût de la vie et 86 % à établir le même lien avec la qualité de vie. Enjeu important, l’environnement vient toutefois au troisième rang après l’économie et les soins de santé dans l’ordre de leurs priorités.
Entre le rêve et la réalité
Un sondage Angus Reid réalisé à la demande du quotidien La Presse révèle que le plus grand souhait des Québécois serait de remporter la loterie. Ce serait le moyen le plus rapide selon eux d’exaucer leurs désirs : un changement d’emploi, un voyage, la retraite, l’achat d’un chalet. Réalistes, ils affirment faire reposer la clé du bonheur sur la santé et la famille. Détail intéressant, c’est chez les jeunes de 18 à 35 ans que la réussite familiale occupe la première place. Le sondage nous apprend aussi que beaucoup de Québécois, surtout chez les femmes et les personnes âgées de plus de 55 ans, ont une vision pessimiste de leur avenir personnel. Les mots « inquiétant », « inconnu » et « déprimant » reviennent souvent pour le décrire. L’incertitude liée à la crise économique n’est certes pas étrangère à cet état d’esprit.
Les jeunes et les cartes de crédit
Dans le cadre de sa campagne de sensibilisation « Dans la marge jusqu’au cou », la Coalition des associations de consommateurs du Québec (www.cacq.ca) a publié les résultats d’un sondage préoccupant. L’endettement des jeunes de 18 à 35 ans atteint un niveau alarmant. Cet endettement se situe à 1700 $ chez les 18-24 ans et à 2200 $ chez les 25-29 ans. Un tiers des jeunes ignorent le taux d’intérêt qu’ils doivent payer. Ils sont 71 % à détenir une carte de crédit et le tiers des détenteurs en possèdent deux ou plus. La Coalition presse donc le gouvernement d’interdire la publicité et la sollicitation sur le crédit auprès des jeunes de moins de 18 ans.
La laïcisation au Québec
Le processus de laïcisation est inachevé au Québec. Profitant de la remise du prix Condorcet-Dessaules, le sociologue Guy Rocher a exprimé le souhait de voir l’adoption d’une charte qui clarifierait la laïcité de l’État et des institutions publiques. Une « laïcité ouverte » telle que préconisée par la Commission sur les accommodements raisonnables ne lui paraît pas souhaitable, car les balises restent trop vagues et exigeraient un traitement cas par cas.
En bref
Échaudés par la crise économique, les Québécois ont l’intention de continuer à investir autant sinon plus dans le régime enregistré d’épargne-retraite (REER), mais en prenant moins de risques dans leurs placements.
Culture
L’impact de la culture à Montréal
La culture est un moteur de développement économique important dans la région de Montréal. C’est du moins ce que démontre une étude montréalaise récente sur les impacts économiques et le financement privé de la culture. Les retombées annuelles totalisent 12 milliards $, soit davantage que l’industrie de la construction dans l’ensemble du Québec. En pleine croissance, la culture génère 100 000 emplois directs, en hausse de 57 % depuis dix ans. Elle reste toutefois vulnérable, car son financement est assuré à seulement 21 % par le secteur privé.
Le secteur culturel résiste à la crise
Quand on se regarde on se désole, quand on se compare on se console. Cette maxime se vérifie dans le secteur culturel. Selon une étude réalisée par des chercheurs des HEC Montréal (www.hec.ca) auprès de 250 organismes culturels en juin dernier, le Québec résiste mieux aux soubresauts de l’économie mondiale que le reste du Canada et d’autres pays auxquels on le compare. À quoi cela tient-il? Les chercheurs font valoir que la récession a frappé le Québec plus tardivement et moins fort qu’ailleurs. En outre, le soutien apporté par l’État fait office de parapluie contre les turbulences économiques et permet de contrebalancer le désengagement du secteur privé.
Gaspard
Le secteur de l’édition vient de se doter d’un outil de mesure informatique des ventes de livres. Piloté par la Banque de titres de langue française (www.btlf.qc.ca), Gaspard donne un compte-rendu quotidien de l’évolution des ventes. Il permet ainsi aux éditeurs de prendre des décisions plus éclairées et de réduire les coûts d’impression et le pilonnage de livres invendus.
La chanson francophone accuse un recul
L’Observatoire de la culture et des communications du Québec vient de publier des statistiques alarmantes sur la chanson francophone. Bien que l’offre reste importante, elle subit une baisse importante tandis que la chanson anglophone continue à progresser, et ce, tant sur la scène que sur le marché du disque. On donne comme explication que le passage au numérique a bousculé les manières de faire de l’industrie de la musique au Québec.
Rencontres internationales du documentaire
La 12e édition du festival (www.ridm.qc.ca) a connu un succès exceptionnel avec la participation de 28 000 festivaliers, en hausse de 20 % sur l’année précédente. Une centaine de documentaires en provenance de 35 pays ont été projetés dans dix salles montréalaises du 11 au 21 novembre.
En bref
À l’occasion du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes (www.fpjq.org), la ministre responsable des Communications, Christine Saint-Pierre, a annoncé la création d’une commission d’études sur la presse. De nombreux professionnels et observateurs s’inquiètent de la concentration de la presse au Québec et de l’érosion du lectorat.
Gilles Carle, l’un des pionniers du cinéma québécois, est décédé le 28 novembre des suites d’une longue maladie. Des funérailles nationales ont été célébrées à la basilique Notre-Dame de Montréal en présence de nombreuses personnalités artistiques et politiques.
International
Mission économique en Russie
En décembre, le premier ministre Charest a dirigé une mission économique de quatre jours en Russie. Il s’agissait de la première mission du genre pour le Québec. Quelques contrats ont été signés et le premier ministre en a profité pour annoncer l’ouverture d’un bureau du Québec à Moscou en 2012. Le fait marquant de la mission a été la signature d’une entente de coopération entre le Québec et Moscou portant sur l’économie, la culture et l’éducation.
Un centre culturel québécois à Paris
Le projet refait surface. Il avait été abandonné en 2003 lors de l’accession au pouvoir du Parti libéral de Jean Charest. Cette fois, on se veut plus modeste. Il serait question de déménager la bibliothèque Gaston Miron, logée à la Délégation générale du Québec, dans de nouveaux locaux qu’elle partagerait avec la Librairie du Québec, à l’étroit sur la rue Gay-Lussac. À cela s’ajouterait un café d’une centaine de places pour le lancement de livres ainsi qu’une petite salle numérique pour la projection de films québécois. Une décision devrait être prise prochainement.
Un gros contrat pour Bombardier
Bombardier Transport vient d’entamer des négociations exclusives avec la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) pour la fourniture de trains express régionaux à deux niveaux. Le contrat est évalué à 8 milliards d’euros (12,5 milliards $). Les premières livraisons sont prévues pour 2013. Selon des analystes, plusieurs autres marchés prometteurs se dessinent pour le fabricant québécois que ce soit en Allemagne, en Suisse, au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Chine ou en Inde.
Le Fonds de solidarité FTQ fait des petits
L’Union générale des travailleurs, la plus grande centrale syndicale algérienne, s’est inspirée du Fonds de solidarité FTQ pour jeter les bases de son Fonds de soutien à l’investissement pour l’emploi. Le modèle québécois intéresse les Algériens à plus d’un titre. Il favorise la création et le maintien d’emplois en injectant des fonds dans des entreprises en difficulté. Il contribue à rehausser le niveau de compétences des travailleurs grâce à la formation économique et financière qui leur est dispensée. Il permet par la même occasion d’instaurer un meilleur dialogue social au sein des entreprises. D’autres pays, dont le Sénégal et la Bulgarie, pourraient bientôt suivre l’exemple de l’Algérie.
Bruno Pelletier en Russie
On le connaissait comme chanteur solo, mais aussi pour avoir joué dans les comédies musicales Notre-Dame de Paris et Dracula. Ce que l’on savait moins c’est qu’il comptait de nombreuses admiratrices en Russie. Après des années de mobilisation, les « Brunettes » ont réussi à le faire venir en spectacles à Moscou. L’engouement était total. Des centaines de drapeaux du Québec ont été agités durant le spectacle. Elles ont aussi insisté pour qu’il leur parle en français, une langue que plusieurs d’entre elles ont apprise afin de comprendre ses chansons. Un site Internet russe lui est dédié : www.brunopelletier.net.
Le théâtre de marionnettes
Le théâtre de marionnettes québécois vit un âge d’or. En septembre, il était en vedette au plus important événement du genre à Charleville-Mézières, en France. En octobre, c’était au tour du Mexique dans le cadre du festival Cerrantino. En novembre, il était l’invité d’honneur au Festival Titirijai de Tolosa, en Espagne. Les spectateurs ont eu un aperçu des diverses formes que prend la nouvelle vague québécoise : spectacles de rue, théâtre de l’objet, marionnettes géantes, spectacles solos, etc.
Succès des Cowboys fringants en France
La presse française n’en parle pratiquement pas. Leur musique est rarement entendue à la radio française. Pourtant, les Cowboys fringants (www.cowboysfringants.com) ont réussi à attirer 50 000 spectateurs en France au cours de 2009. À quoi tient ce succès? À leur musique généreuse et festive, bien sûr, et à leur militantisme écologiste. Leur style séduit si bien qu’ils sont devenus un groupe culte adulé par une population jeune.
En bref
L’écrivain québécois d’origine haïtienne, Dany Laferrière, a remporté le prix Médicis 2009 pour son livre « L’Énigme du retour », considéré par la critique comme son œuvre la plus achevée. Il devient le second écrivain québécois à recevoir cet honneur, 43 ans après Marie-Claire Blais pour « Une saison dans la vie d’Emmanuel ».
Le charme de Québec opère toujours. Selon un sondage réalisé par le magazine new-yorkais Condé Nast Traveler, la capitale québécoise se classerait en 6e position, devant New York, parmi les villes les plus appréciées en Amérique du Nord.
Selon Lonely Planet, Montréal est l’un des endroits les plus joyeux au monde grâce au caractère accueillant et multiethnique de la Ville et à son côté festif.
Autres secteurs
Une percée prometteuse
L’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) vient d’effectuer une percée majeure dans le domaine des batteries au lithium-ion utilisées pour les véhicules électriques et hybrides rechargeables. Il faut normalement trois heures pour recharger complètement une voiture électrique. Avec la découverte de l’IREQ (www.ireq.ca), le temps de recharge est considérablement réduit, la durée de vie de la batterie est décuplée et son efficacité se maintient malgré les variations de température. Grâce à cette découverte, Hydro-Québec prend la tête dans le domaine des batteries au lithium-ion. Reste à voir maintenant si la société d’État saura assurer la commercialisation de cette niche technologique prometteuse pour les véhicules électriques et pour l’économie québécoise.
Rémunération dans l’administration publique
Chaque année, l’Institut québécois de la statistique publie une étude comparative de la rémunération globale des employés des secteurs publics et privés, comprenant les salaires, les avantages sociaux, les heures travaillées et les congés payés. Les écarts observés sont assez considérables d’un secteur à l’autre. Ainsi, les employés du secteur public québécois ont une rémunération inférieure à celle des employés du secteur municipal (-24,7 %), des sociétés d’État (-21,3 %), des fonctionnaires fédéraux (-14 %) et des travailleurs syndiqués du secteur privé (-10 %). Seuls les employés non syndiqués du secteur privé font moins bonne figure (10,7 % en dessous). Faute d’encadrement législatif adéquat pour faire front à la puissance syndicale, les élus municipaux achètent la paix en cédant aux revendications de leurs employés. Dans les sociétés d’État, les administrateurs accèdent aux demandes syndicales afin de pouvoir présenter une belle feuille de route. L’étude de l’Institut québécois de la statistique (www.stat.gouv.qc.ca) ne porte que sur le tiers de l’administration québécoise, car plusieurs fonctions, telles que celles d’infirmières et d’enseignants, n’ont pas d’équivalence dans les autres secteurs.
Augmentation du nombre de médecins
En 2008, le Québec comptait 17 057 médecins, dont 8291 médecins spécialistes. Au cours des quatre dernières années, leur nombre a crû plus vite que celui de la population, soit 5,6 % contre 2,8 %. Si bien que le ratio de médecins est passé de 213 à 219 par tranche de 100 000 habitants. Mais ce ratio peut varier du simple au double d’une région à l’autre.
En bref
Une nouvelle Coalition (www.coalitionhistoire.org) réclame du ministère de l’Éducation de revoir en profondeur le contenu du programme d’histoire et de lui accorder plus de place dans l’enseignement. Elle déplore que le programme actuel ait éludé la question nationale du Québec.
Le 10 janvier 2010 marquera le 100e anniversaire de fondation du quotidien national Le Devoir (www.ledevoir.com). De nombreuses activités ont été prévues pour souligner l’événement.
EN FRANÇAIS SVP
La francophonie dans les Émirats arabes unis
Depuis l’invasion de l’Irak, les Émirats arabes unis (EAU) tentent de contrecarrer l’influence étasunienne dans la région en se tournant vers la France et en jouant la carte francophone. La France y jouit d’un grand prestige. Pour construire son grand musée d’art classique, Abou Dhabi, la capitale des EAU, a choisi de s’adresser au Louvre. Les travaux devraient démarrer en 2010 et rapporter plus d’un milliard $ en retombées aux Musées de France. D’autres ententes ont été signées ou devraient l’être bientôt : implantation d’une base militaire française dans le golfe Persique, contrat d’armement, construction de plusieurs réacteurs nucléaires et achat d’avions Airbus. En 2006, la Sorbonne a ouvert un établissement qui accueille 400 étudiants en lettres et en sciences humaines. Tout cela sans compter la présence de sociétés québécoises telles que SNC-Lavalin, Bombardier et CAE. Ajoutons par ailleurs que, l’an dernier, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a organisé une semaine de manifestations à l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie. Bref, il n’est pas rare d’entendre parler français dans les Émirats arables unis grâce à une forte présence des communautés française, libanaise, maghrébine et québécoise.
Le français aux Jeux olympiques de Vancouver
Le français est la langue de l’Olympisme et l’une des deux langues officielles du Canada. Or, les Jeux d’hiver se dérouleront à l’extrémité occidentale du Canada, dans une province où l’on parle davantage le mandarin que le français. Le défi est de taille pour offrir un bilinguisme anglais-français adéquat à l’accueil (aéroports, douanes) ainsi que durant les Jeux : traduction, recrutement de bénévoles bilingues, services de sécurité, couverture des Jeux par la télévision francophone, etc. Tout ne coule pas de source puisqu’on observe parfois de l’indifférence voire de la mauvaise foi. Mais à quelques mois de l’ouverture des Jeux, les responsables du Comité organisateur des Jeux olympiques et paralympiques de Vancouver (COVAN) se disent sûrs de pouvoir offrir un bilinguisme adéquat. Pascal Couchepin, président de la Confédération suisse de 2003 à 2008, a été désigné Grand Témoin de la Francophonie pour appuyer les efforts du COVAN en faveur du bilinguisme anglais-français pendant les Jeux. Une convention a été signée entre l’OIF et le COVAN (www.vancouver2010.com/fr/) en août dernier.
Les Maisons des savoirs de la Francophonie
Une première Maison des savoirs a été inaugurée à Huê (Vietnam) en septembre dernier. Trois autres seront prochainement ouvertes à Ouagadougou (Burkina Faso), à Chisinau (Moldavie) et à Kinshasa (République démocratique du Congo). Ces Maisons, ouvertes à la population, offrent un accès facile et peu coûteux aux savoirs et à la culture numériques. Elles proposent aussi différentes activités culturelles et éducatives, notamment l’apprentissage du français. Il s’agit d’un programme pilote mis en place conjointement par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).
Le mauvais exemple des cousins français
Les Québécois doivent se battre tous les jours pour préserver leur langue. Ils ne se gênent pas pour le rappeler à leurs cousins français et, à la rigueur, pour leur faire des reproches. L’exemple vient de haut. À l’occasion de la remise d’un doctorat honoris causa à Lyon, le premier ministre Jean Charest a fait connaître de manière diplomatique à son auditoire lyonnais son agacement devant l’utilisation croissante des anglicismes en France, une tendance qui s’apparenterait à une démission.
25e Conférence ministérielle de la Francophonie
La ville de Montreux, en Suisse, a été choisie pour la tenue du prochain sommet de la Francophonie en octobre 2010, en remplacement de Madagascar qui a été suspendue de l’OIF à la suite d’un coup d’État militaire. Abdou Diouf a annoncé son intention de se représenter pour un troisième mandat au poste de secrétaire général. Les ministres se sont penchés sur la promotion du français dans les tribunes internationales. Le Liban et la Moldavie ont manifesté leur intention de signer des pactes linguistiques dans le but de renforcer l’usage du français.
Restreindre l’accès aux cégeps anglophones
L’idée d’appliquer la loi 101 au niveau collégial fait son chemin. Elle prend de la force au sein du Parti québécois comme on a pu le constater lors d’un colloque sur le développement culturel. L’ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, s’est prononcé récemment en faveur de cette disposition, alors qu’il s’y était opposé lorsqu’il dirigeait le gouvernement. Mais ce projet est loin de faire l’unanimité. Certains craignent qu’une telle mesure risque de s’aliéner les communautés culturelles que l’on tente de franciser. Entre 1997 et 2007, le nombre de cégépiens allophones dans le réseau francophone a augmenté de 50 % et celui des cégépiens anglophones de 18 %. Dans le même temps, le nombre de francophones dans le réseau collégial anglophone chutait de 3 %. Est-ce le meilleur moyen de redresser la situation du français à Montréal où il est en danger?
Recul du français dans les services de garde
Selon des données colligées en 2008 par le ministère de la Famille, la place du français tend à se dégrader dans les services de garde de Montréal. La langue officielle du Québec entre en concurrence avec l’anglais dans 57 % des garderies privées, 50 % des services de garde en milieu familial et 24 % des centres de la petite enfance (CPE). Ailleurs au Québec, le français domine largement sinon exclusivement. Contrairement au système scolaire, le libre choix linguistique des parents prévaut lorsqu’il s’agit des services de garde. Mais comment intégrer des populations de diverses origines à la société québécoise si on ne donne pas l’occasion à leurs enfants d’acquérir une bonne maîtrise du français avant d’accéder aux bancs de l’école?
Le Parti québécois durcit ses positions linguistiques
Lors des débats sur le développement culturel tenus à la mi-novembre en présence de 400 militants, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a dénoncé l’inertie du gouvernement Charest en matière de défense du français. Un large consensus s’est dégagé en faveur du resserrement de la loi 101 au niveau collégial et dans les services de garde. Mais aucun vote formel n’a été pris puisqu’il s’agissait d’échanger des opinions en vue du Congrès qui doit se tenir en 2011. En clôture, Pauline Marois a tenu des propos qui ne laissent aucun doute sur ses intentions : « il faut absolument faire reculer l’anglais à Montréal. Ça n’a plus de bon sens, c’est le français qui recule actuellement ».
Le rejet de la loi 104
L’écrivain Yves Beauchemin et l’auteur-compositeur-interprète Daniel Boucher ont joint leurs voix aux groupes de défense du français qui condamnent le rejet de la loi 104 par la Cour suprême du Canada. Cette loi, adoptée par le gouvernement du Québec, visait à colmater une brèche dans la Charte de la langue française et à mettre un terme au passe-passe de parents, surtout allophones, qui inscrivaient temporairement leurs enfants dans des écoles anglophones non subventionnées par l’État pour obtenir le droit de les inscrire ensuite dans le réseau anglophone subventionné.
En bref
Fin octobre, la Chambre des communes à Ottawa a adopté à l’unanimité une motion reconnaissant au gouvernement québécois le droit de s’assurer que les immigrants reçus au Québec apprenaient d’abord le français. Cette motion, présentée par le Nouveau parti démocratique, n’a pas force de loi, mais illustre l’opinion de la Chambre.
Le plus prestigieux prix littéraire, le Goncourt, a été attribué cette année à Marie NDiaye, une Française née de père sénégalais, pour son roman « Trois femmes puissantes ». Dans ce récit, l’auteure évoque des êtres déchirés entre deux cultures et tiraillés entre l’Europe et l’Afrique.
Afin d’améliorer sensiblement l’enseignement du français au primaire et de soutenir la formation continue des enseignants, l’OIF et l’AUF ont inauguré récemment un « Espace IFADEM » à l’École normale d’instituteurs d’Abomey, au Bénin. Ce dispositif de formation est en cours d’expérimentation à Haïti et au Burundi.
CALENDRIER
14-24 janvier (Baie-Comeau)
Cinoche – Festival international du film.
Info: (418) 295-2500 ou cinoche@virtuel.net ou www.festivalcinoche.ca.
20-24 janvier (Stoneham et Québec)
Snowboard Jamboree. 4 coupes du monde de snowboard.
Info: (418) 380-5555 ou www.gestev.com.
29 janvier-14 février (Québec)
Carnaval de Québec. 300 activités et spectacles sur 3 sites majeurs.
Info: (418) 626-3716 ou 1-866-422-7628 ou www.carnaval.qc.ca.
5-14 février (Joliette)
Festi-Glace de la rivière L'Assomption. Championnat nord-américain de marathon sur glace.
Info: (450) 755-1651 ou www.festiglace.ca.
8-11 février (Québec)
Congrès international de viabilité hivernale de l'AIPCR. Organisé par l'Association mondiale de la route.
Info: (418) 644-4000 ou www.convention.qc.ca.
11-21 février (Québec)
Tournoi international de Hockey pee-wee.
Info: (418) 691-7110 ou www.tournoipee-wee.qc.ca/ ou www.expocite.com.
12-14 février (Rougemont)
Mondial des cidres de glace.
Info: (514) 662-1020 ou www.mondialcidresdeglace.com
16-18 février (Québec)
Bourse RIDEAU 2010. Réseau indépendant des diffuseurs d'événements artistiques unis.
Info: (418) 644-4000 ou www.convention.qc.ca.
18-28 février (Montréal)
Festival Montréal en lumière.
Info: montrealenlumiere@equipespectra.ca ou www.montrealenlumiere.com.
20-27 février (Gaspésie)
La grande traversée de la Gaspésie en ski de fond. 300 kilomètres en six jours.
Info: www.tdlg.qc.ca ou www.tourisme-gaspesie.com.
6-29 mars
La Francofête 2010, célébration du français et de la francophonie sous le thème « Le français, une langue tout en mouvement ». Office québécois de la langue française.
Info: Virginie Auger au (514) 873-7731 ou francofete@oqlf.gouv.qc.ca ou www.francofete.qc.ca.
18-28 mars (Montréal)
Festival international du film sur l'art (FIFA).
Info: (514) 874-1637 ou info@atfifa.com ou www.artfifa.com.
