Français parlé au Québec



Il y a quelques années à peine, on entendait souvent dire que le français parlé au Québec n'était pas du "bon français". Celles et ceux qui faisaient ou qui font encore aujourd'hui ce commentaire oublient de  préciser qu'il y a dans toutes les langues, en français, en anglais, en espagnol, etc.,  des "niveaux de langue" et que la langue parlée, à plus forte raison le parler populaire, est différent de la langue écrite. 

Ainsi, s'il est vrai que  le « français québécois » que l’on entend dans la rue est différent à bien des égards de celui parlé par les Français, il est tout aussi vrai que le français parlé dans la rue en France est différent du français parlé ailleurs dans la francophonie, que ce soit en Belgique, en Suisse, au Québec ou en Afrique. 

Dans le français parlé québécois, il y a des différences lexicales, c’est-à-dire des différences dans l’usage par les Québécois de mots ou d’expressions, comme barrer une porte, plutôt que fermer une porte à clé, magasiner plutôt que faire du shopping , envoyer un courriel plutôt qu’envoyer un mail . Il y a aussi des différences syntaxiques qui se manifestent, par exemple, par l’agencement de mots ou la construction de phrases qui donnent à langue parlée par les Québécois une ressemblance avec l’anglais.

Le Québec se distingue aussi par son français parlé. Ainsi le « français québécois » que l’on entend dans la rue est différent à bien des égards de celui parlé par les Français. Il y a des différences lexicales, c’est-à-dire des différences dans l’usage par les Québécois de mots ou d’expressions, comme barrer une porte, plutôt que fermer une porte à clé, magasiner plutôt que faire du shopping , envoyer un courriel plutôt qu’envoyer un mail . Il y a aussi des différences syntaxiques qui se manifestent, par exemple, par l’agencement de mots ou la construction de phrases qui donnent à langue parlée par les Québécois une ressemblance avec l’anglais.

Il y a aussi des différences phonologiques qui se manifestent à travers la tendance qu’ont les Québécois à prononcer certains mots en escamotant des syllabes. Ce sont ces différences qui font que le « français québécois », même si les variations de français parlé sont mieux acceptées de nos jours qu’auparavant, n’a pas le prestige généralement accordé à la langue française. Pourtant, de nos jours, la plupart des Québécois, parce qu’ils sont plus instruits, peuvent très bien parler un français standard ou même soutenu quand ils s’adressent à des étrangers ou qu’ils sont dans l’espace public et changer de niveau de langue pour parler un français plus familier quand ils sont entre eux ou dans l’espace privé. Rares sont ceux qui consentent à parler le français comme le font les Français. Ils sont bien conscients que la langue qu’ils parlent est un exemple parmi d’autres de variation du français et que cette langue parlée fait partie de leur histoire et de leur identité. Et ils ne s’empêchent pas pour autant, bien au contraire, d’être d’ardents promoteurs et défenseurs de l’usage du français standard.

Sources :

  • LALIBERTÉ, Robert, Le Québec connais-tu? Histoire et enjeux sociaux du Québec, PUQ numérique, p. 22
  • BOUCHARD, Chantal, https://www.youtube.com/watch?v=IrJGnccoEG4. Dans cette entrevue diffusée sur Youtube,  Chantal Bouchard, professeure de linguistique à l’Université McGill, parle de son livre intitulé Méchante langue dans lequel elle raconte l'histoire de la perte de légitimité d'un accent – celui de Québécois.

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